La bombarde est un instrument à vent de la famille des aérophones à anches double. Des traces anciennes d’instruments similaires sont retrouvées partout en Europe, au Moyen Orient et en Asie.
Le Moyen - Age est l’age d’or des bombardes, alors nommées Chalemie, leur diffusion touche toute l’Europe Occidentale. A cette époque les populations étaient essentiellement rurales. Fêtes champêtres et autres réjouissances populaires sont animées au son puissant de la Chalemie par des musiciens de métiers.
Il en est de même dans la société traditionnelle bretonne. La bombarde jouée par un sonneur est un instrument traditionnel de plein air qui accompagne les danses.
Les plus anciennes représentations que l’on en est sont des sculptures et des tableaux liturgiques datant du XVIème siècle, représentant la bombarde et le biniou comme des instruments diaboliques.
A l’heure actuelle la bombarde est utilisée principalement en Bretagne, mais elle a des cousines un peu partout, notamment dans le Languedoc : la graile, en Espagne : la dolçaina, la grailla seca, la grailla dolça, ou encore en Asie, en Orient et en Afrique du Nord.
La bombarde est un instrument diatonique à deux octaves, elle est composée de deux ou trois parties qui s’assemblent. Le corps de la bombarde (ou fût) est percé coniquement sur toute sa longueur, c’est pourquoi certaines anciennes bombardes ont un corps en deux parties, l’alésage était impossible sur de si grandes longueur (à l’époque !). La bombarde se termine par une pièce nommé « pavillon », elle a pour but une meilleure émission du son. Le corps de la bombarde est percé de six à sept trous, voire plus pour les bombardes modernes avec clés de demi ton. Le septième trou est obturé par une clé « papillon » (ambidextre) sur les anciennes bombardes. De nos jours le clétage s’inspire selon les luthiers de cléterie de hautbois ou de clarinette.
Mais que serait la bombarde sans son ANCHE, c’est elle qui est la source des vibrations sonores. Elle mesure environ 44 mm et est composé de deux lamelles de roseau (Arundo Donax, autrefois certains sonneurs les fabriquaient en buis ou encore en paille de seigle) ligaturées par un fil poissé sur un tube conique de laiton, muni d’un liège ou d’une ligature a son autre extrémité.